Bienvenue à Asilah, perle de l'Atlantique

Festival culturel d'Asilah, moussem international d'Assilah

De l'antiquité à 972 – Une ville très convoitée

les ruines romaines de Zilis

Sa situation géographique et sa position portuaire stratégique ont fait d'Asilah une ville sujette à de multiples convoitises. D'où les remous de son histoire tumultueuse, liée aux diverses dominations dont elle fait l'objet depuis l'Antiquité jusqu'au 20ème siècle.

Occupée successivement par les Phéniciens, les Carthaginois, puis les Romains, Asilah, qui portait alors le nom de Zilis, connut une période d'intense activité commerciale.

Une fois encore, diverses puissances vont se la disputer. Après avoir subi les assauts des Normands, Asilah fut détruite partiellement par les Anglais.

Dans le cadre de la conquête islamique, elle tomba en 866 aux mains des Omeyyades de Cordoue. Ils s'employèrent à la reconstruire et lui ouvrir la voie d'une certaine prospérité.

D'une domination à l'autre

En 1471, les Portugais débarquent avec quantité d'hommes et de navires et s'emparent d'Asilah dont ils feront un prospère port de commerce.

Après eux, viennnent les Espagnols qui rebaptisent la ville Arcila.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là et d'autres conquérants voudront faire mainmise sur cette petite ville qui déploie tant d'attraits. En 1691, Asilah est reprise par le sultan Moulay Ismaïl qui imprime son passage en la dotant de 2 mosquées et de bains.

En 1829, elle eut à subir les bombardements autrichiens, puis espagnols en 1860, sans toutefois empêcher que se maintienne une base de piraterie jusqu'en 1912.

Raïssouni, héros déchu et figure légendaire d'Asilah

Raïssouni

Au début du 20ème siècle, Asilah est devenue le fief d'un brigand romanesque, Raïssouni, réputé tout autant que redouté pour ses exactions (dont enlèvements avec rançon).

A force de ruses et d'appuis bien placés, il réussit l'exploit de se faire nommer pacha d'Asilah. Il se fait alors édifier son palais au cœur de la vieille ville.

Sa gloire ne dura qu'un temps. Coupable de traîtrise, renié, exilé, il meurt dans l'abandon et la misère en 1925.

L'Espagne inclut Asilah dans son protectorat de 1911 à 1956, date de son intégration définitive dans le royaume marocain.

cursor Ahmed Al Raïssouni : héros, opportuniste ou brigand ?

Asilah au temps présent

Vue d'Asilah

Le calme après la tempête…

Asilah est aujourd'hui une paisible ville de bord de mer où la douceur de vivre est propice à la création. Elle est devenue au fil du temps le lieu de rassemblement d'artistes de tous horizons, venant y puiser sérénité et inspiration.

Ne subsistent de son passé tumultueux que les témoignages laissés par les vestiges des dominations antérieures. Vestiges que la ville a pris soin de préserver, entretenir, restaurer afin de garder vivaces les traces d'un passé riche d'empreintes multi–culturelles.

Aujourd'hui, résolument ancrée dans la modernité, la vie artistique, l'art de vivre, Asilah offre tous les agréments qui la rendent attractive aux visiteurs venus du monde entier.

La ville a également connu une grande période de cohabitation exemplaire entre musulmans, chrétiens et juifs dont la synagogue existe encore, mais en ruine.

Asilah petite ville balnéaire sur la côte Atlantique

Asilah (ou Assilah, Azaïla, Arcila, Azila, Arzila) est considérée comme un des bijoux du Royaume du Maroc. En 1989, la réhabilitation de la médina lui a valu le prestigeux prix Aga Khan de l'Architecture.

Encore aujourd'hui, les remparts portugais qui encerclent la vieille ville contrastent avec la blancheur des maisons et en font une destination très prisé, surtout l'été. La medina reste une des plus belles du pays, valant à elle seule un petit détour le temps d'un déjeuner ou d'une promenade le long de la côte Atlantique.

Le festival international culturel d'Asilah (moussem) attire des artistes du monde entier. Il se tient pendant les mois de juillet et août. Au programme : musique, expositions (peinture, murales, photographie, sculpture), spectacles.

Un Festival tout entier voué à la culture

Mohamed Benaissa

Faire d'Asilah un foyer de renouveau artistique, telle était l'ambition de Mr.Mohamed Benaïssa, ex Ministre de la Culture qui, avec le peintre Mohamed Melehi, fonda en I978 un Festival qui fera date : le Moussem International d'Asilah, organisé par l'association Al Mouhit.

Depuis sa création, le Festival International de la Culture bat son plein chaque été, mettant à l'honneur les arts plastiques, les défilés de mode, la littérature, le folklore et la musique.

Sa vocation est d'accueillir et de réunir des artistes de tous horizons : peintres, sculpteurs, plasticiens, écrivains, musiciens, venus apporter leur créativité et contribuer ainsi à de stimulants et féconds échanges.

Conférences, expositions et concerts ont alors lieu dans toute la ville, tout particulièrement dans le Palais Raissouni et le Centre de rencontres Hassan II.

Le dialogue, une priorité constante

Dès sa création, le Moussem a invité des hommes politiques, des poètes et écrivains, des philosophes, des cinéastes, des urbanistes, amenés ainsi à partager et à confronter leurs idées et leurs compétences.

Ce dialogue, qui prône la libre expression et l'engagement est très certainement l'une des clés du succès et de la longévité de ce Festival.

Pédagogie et transmission sont également à l'œuvre à travers des ateliers de gravure et de peinture, ouverts aux adultes et aux enfants.

Enfin, lors de chaque Festival, un pays est convié en tant qu'invité d'honneur à séjourner à Asilah. Une occasion privilégiée pour faire découvrir aux Zaïllachis et aux visiteurs les coutumes et les traditions de leur pays.

La médina, toile de fond pour les peintres

L'émotion, elle aussi, est au rendez-vous lorsqu'on découvre les murs blancs de la médina s'orner de magnifiques fresques colorées.

Ces fresques sont l'œuvre de peintres de tous pays, conviés à exprimer librement leur imaginaire et leur talent. Le peintre américain Richard Dana, le japonais Mizue Sawano ou encore l'artiste marocaine Monia Touiss ont laissé à leur passage leur empreinte marquante.

Un "art éphémère" qui fait chaque été de la médina d'Asilah un lieu d'attraction aussi prisé que réputé.

Le Palais Raïssouni

palais Raïssouni

Se dressant côté océan de la médina, le Palais Raïssouni, également connu sous le nom de Palais de la Culture, a été créé en 1909 par El-Raïssouni du temps de sa gloire.

Superbement restauré, il représente un bel exemple de réussite architecturale arabo–musulmane et andalouse. En témoignent sa belle façade blanche, contrastant avec la couleur ocrée de ses tuiles et sa magnifique cour intérieure, décorée de marbre et de "zelliges".

Ce Palais ouvre chaque été ses portes à la création, abritant ateliers de peinture et de gravure lors du Festival du Moussem.

Il ne s'ouvre d'ailleurs au public qu'à cette occasion.

cursorPalais Raïssouni, un chef–d'oeuvre architectural

Le Centre Hassan II de Rencontres Internationales

Centre Hassan II

Fondé en 1988 dans le but d'insuffler un nouvel élan artistique à la ville, ce Centre accueille tout au long de l'année des expositions temporaires internationales de peintures et de sculptures.

Le Centre Hassan II se veut également un lieu vivant de rencontres et sert de cadre à de multiples manifestations : conférences, concerts de musique et autres événements.

Un espace qui vibre d'une belle énergie créatrice et s'anime pleinement en été lors du Festival Culturel d'Asilah.

Entrée libre. Ouvert tous les jours de 8h30 à 19h.

La Bibliothèque Prince Bandar Bin Sultan

La bibliothèque Bandar Bin Sultan

Asilah peut s'enorgueillir de la création d'un lieu qui ajoute encore à son rayonnement culturel : la Bibliothèque du Prince Bandar Sin Sultan.

Située dans la Ville Nouvelle et inaugurée en 2002, celle-ci s'attache à concevoir et mettre en œuvre des programmes riches en créations artistiques.

Peinture, musique, littérature y sont à l'honneur.

Modernité oblige ! Bénéficiant des dernières technologies, la Bibliothèque s'est dotée d'un auditorium de 650 places et d'une salle multimedia.

Elle dispose également d'un conservatoire de musique, d'un théâtre de plein air, d'une galerie d'art contemporain et d'une salle de concerts. Bref, de quoi réjouir les passionnés d'art et de culture zaïlachi !

N1, Asilah, Maroc

Le MAC.A maison de l'art contemporain à Asilah

maison de l'art contemporain à Asilah

Installer un musée d'art moderne loin de la ville, en front de mer, au bout d'une route improbable, est–ce une riche idée ou bien un pari risqué ?

A vrai dire, la question ne se pose plus lorsqu'on a pénétré dans ce bâtiment tout blanc, très réussi sur le plan architectural.

Inauguré en 2012, Le MAC.A offre un bel espace ouvert, réparti sur 2 étages, propice à la circulation aisée des visiteurs. Baigné de lumière, il est un cadre idéal pour les toiles exposées et qui trouvent là leur parfaite mise en valeur.

Voilà qui justifie amplement l'effort d'aller visiter cet intéressant musée. Effort doublement récompensé par le plaisir d'une ballade contemplative sur l'immense plage de sable blond de Breich toute proche.

MAC.A route de Tanger, km 6 – Plage de Briech

Tél avant visite : + 212 5 22 3014 75 / + 212 6 61 46 06 48

Maison de l'Art Contemporain – AsilahMaison de l'Art Contemporain – Asilah

© Michel Ber  – un grand merci à nosnouveaux visiteurs

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